- Miche... Les paroles qu’on dit... Est-ce que ça reste ?
- Bien sûr Drate.
- Où est-ce que ça reste, Miche, les paroles... Dans les oreilles ?
- Non. Beaucoup plus profond, Drate. Dans la conscience.





- Qu’est ce que la conscience, Miche ?
- C’est... un oeil au-dedans de nous. Un oeil qui lit les paroles qu’on dit et qui les garde.
- Dans le ventre ?
- Où tu veux, mais dedans.




- Alors plus profond après les oreilles, dans le ventre, il y a un oeil ? Et comment il voit cet oeil ? Et par où est-ce qu’elle entre la lumière jusqu’au ventre ?
- La lumière entre par le cerveau.
- C’est monstrueux !
- Quoi, Drate ?
- Cet oeil qui regarde nos tripes et qui fait des trous dans la tête pour avoir de la lumière !



- Ce qui est monstrueux, c’est qu’il y a des gens qui le ferment, cet oeil.
- Comment ça, Miche ?
- En bouchant la tête pour empêcher la lumière de rentrer, Drate !



Lui, c'est Miche. Elle, c'est Drate.
Sont-ils deux clowns ? Deux amis ? Deux amoureux ? Deux enfants ? Deux marionnettes ?
Deux personnages curieux et avides de tout comprendre en tout cas : la vie, la mort, la peur, la conscience, la condition humaine...
Drate interroge. Miche répond.
Ils discutent de petites choses qui n’ont l’air de rien mais qui nous plongent délicatement dans de philosophiques profondeurs.
Paroles blanches de Miche et Drate
De Gérald Chevrolet
Mise en scène : Pierre Vincent
Avec Nathalie Bastat et Michel Aymard.
Dramaturgie : Pascale Grillandini
Scénographie : Bernard Vincent
Costumes : Chantal Hocdé
Sculpteur de masques : Etienne Champion
Lumières : Denis Rion